“Bad Banks” est une nouvelle série germano-luxembourgeoise ayant pour trame le monde de la finance et ses fameuses banques d’investissements, secteurs d’escroquerie et de magouilles en tout genre n’ayant qu’un objectif avoué: la conquête du pouvoir… mais n’est-ce vraiment que l’unique but de celles-ci ?

Réalisé par Christian Schwochow en 2017, les deux premiers épisodes ont été diffusés en avant-première lors de la Berlinale de février 2018, avant d’être disponible un jour plus tard sur la chaîne franco-allemande Arte.

“Bad Banks” suit l’histoire de Jana Lieckman, incarnée par la prometteuse Paula Beer (révélée par François Ozon dans Frantz). Jana est licenciée impitoyablement à la suite d’une altercation avec le fils du directeur de la banque luxembourgeoise Crédit International. Celui-ci n’est qu’un fils à papa, imbus de pouvoir, usant de toutes les substances inimaginables, il n’hésite en rien à s’accaparer les idées de ses collègues pour se les faire sienne, jusqu’à ce que Jana décide d’élever sa voix, ce qui lui en coûtera sa place…

Éplorée, elle s’en va quérir une aide protectrice auprès de sa chef, Christelle Leblanc (incarnée par Désirée Nosbusch) qui lui arrange un entretien dans une banque d’investissement allemande concurrente : Deutsch Global Invest.

Cette faveur n’est pas sans contrepartie, Jana Lieckman doit maintenant devenir une taupe au sein de son nouveau milieu et prouver que la banque Deutsch Global Invest maquille ses comptes… Dans quel but ? Nous l’ignorons. Mais pour arriver à ses fins, Jana va devoir jouer double jeu avec ses nouveaux équipiers ainsi que son ancienne chef…

Filmée comme un polar, il ne suffit que d’un peu de magie pour rapprocher cette nouvelle série d’un film d’espionnage. Univers sombre, personnalités multiples, agent doubles, “Bad Banks” fait tomber les masques dans le monde impitoyable des banques d’investissements. Qui est l’ennemi, qui est l’allié ? Personne ne peut rester neutre face à cette série prometteuse.